Μαρμάρινο γυναικείο κεφάλι από τη Μυτιλήνη

Προβολή/ Άνοιγμα
Συγγραφέας
Τομπροπούλου-Μπρούσκαρη, ΜαρίαΗμερομηνία
1966Γλώσσα
el
Εκδότης
Υπηρεσία Αρχαιοτήτων και Αναστηλώσεως
Λέξη-κλειδί
Βιβλιογραφικά στοιχεία
Αρχαιολογικόν Δελτίον, 1965, Τόμος 20, Μελέται/Μέρος Α’, 75-78.
Πρόσβαση
ελεύθερη
Τίτλος περιοδικού
Αρχαιολογικόν Δελτίον
Επιτομή
Dans le musee de Mytilene se trouve une tete de jeune femme ( No 2727 )
en marbre, tres mutilee, qui charme le spectateur par son expression sereine et
quelque peu melancolique, la noblesse des traits et la profondeur du sentiment.
La partie gauche du visage est presque entierement detruite. La chevelure
est retenue par un sac, sans plis, laissant les cheveux libres sur le front et autour
des tempes. Hauteur 0,139; hauteur du visage 0,10; largeur 0,103; largeur du visage
0,075. Malgre l’etat deplorable de sa conservation nous croyons etre justifies
de croire qu’il s’agit ici d’un vrai chef-d’oeuvre de la fin du Vesiecle av. J.-C.
Le regard reveur et la chaleur du sentiment qui emane du visage entier
rapprochent cette ceuvre du niveau humain en l’eloignant en meme temps de la
sphere divine de laquelle sont issues les oeuvres de Phidias. D’autre part, le sentimentalisme
qui caracterise cette belle tete trahit, nous croyons, la main d’un sculpteur
des lies. Ceci ne signifie pas que l’oeuvre soit completement libre de l’influence
de Part attique, influence qui nous fait penser, en regardant cette tete, aux
tetes parvenues jusqu’a nous de la balustrade du temple d’Athena Nike. Toutefois,
malgre les ressemblances dans la mode des coiffures et l’oval des visages, il existe
toujours la grande difference de l’expression. Au contraire, nous retrouvons cette
expression reveuse et ce regard perdu dans les tetes provenant de la base de la
statue de Nemesis de Rhamnonte, attribuee generalement a Agoracritos. Cette
tete ressemble encore a la petite figure N° 1310 et encore a la Victoire du relief N°
1329 au musee de l’Acropole. Nous relevons aussi une ressemblance marquee entre
notre tete et quelques steles trouvees dans les lies et plus particulierement avec
la stele d’Amorgos, N° 4470, du Musee National d’Athenes. La ressemblance de la
tete en question avec les oeuvres mentionnees plus haut, mais principalement sa
haute qualite artistique, qui trahit la main d’um artiste eprouve des iles qui n’est
pas reste independant de l’influence attique, nous amene a penser au nom d’Agoracritos,
l’eleve bien-aime de Phidias. Bien que cette hypothese soit tentante, elle
ne cesse d’etre une simple hypothese.
Pour ce qui concerne la personne representee, nous croyons ne pas etre trop
audacieux en hasardant notre impression qu’il s’agit peut-etre d’une nymphe locale,
comme Pyrra ou Mytilene, telle que celles representees sur des monnaies de
Lesbos.
II n’existe aucun temoignage sur la provenance de cette belle tete; des rumeurs
nous la font provenir du theatre de Mytilene.
Parmi tant d’incertitudes nous avons la satisfaction certaine de posseder ici
une oeuvre de premiere qualite qui merite d’etre connue, et c’est justement dans
ce but que nous la publions.