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dc.creatorΓιαλούρης, Ν.el
dc.date.accessioned2015-07-31T09:16:52Z
dc.date.available2015-07-31T09:16:52Z
dc.date.issued1966
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11615/14956en
dc.description.abstractLa decouverte d’un tumulus au pied N-E de la colline rocheuse Kleidi a Samikon de Triphylie constitue le sujet de cette etude. Le tumulus a ete trouve fortuitement par un paysan, qui creusait la terre pour etablir les fondations de sa cabane: ces travaux et, par la suite, la curiosite du paysan, ont abouti a la destruction a peu pres complete du tumulus. La fouille systematique du tumulus a montre qu’ il etait entoure par une crepis circulaire ( diametre 5,50 m.; hauteur du mur 0,60 m.; epaisseur 0,50 m ), que le paysan avait presque completement demolie; de meme, l’interieur du tumulus fut trouve rempli de decombres, et la plupart de ses quinze tombes avaient ete largement saccagees, sauf deux qui furent retrouvees presque intactes. Toutes ces tombes etaient creusees dans la terre sableuse. L’une des deux tombes decouvertes presque intactes conservait les plaques en pierre de sa couverture. Dcuze autres tombes etaient a demi detruites, mais leurs vases ont ete retrouves sur place. Etant donne ces circonstances, il va de soi qu’ une 6tude stratigraphique des trouvailles s’ avere impossible. En plus des vases plus ou moins intacts, on a pu en completer un grand nombre d’autres, dont les tessons furent retrouves a l’interieur du tumulus et en dehors, dans la terre rejetee par le paysan pendant son oeuvre de destruction. On a pu ainsi retrouver plus de cent vases, intacts ou restaures, et des tessons nombreux; en plus, quatre boutons en steatite et en argile, et un fragment de bronze appartenant a la poignee d’un couteau. L’etude de ces trouvailles conduit aux conclusions suivantes: Les vases du tumulus reprisentent toutes les phases de revolution de la ceramique entre l’epoque HM recent et 1’avant derni^re phase de Γ HR ( mycenien III B ); il n’ existe aucun specimen sur de la derniere phase, le mycenien III C. Parmi les vases et les tessons de l’epoque HM, quelques uns constituent les plus beaux exemples de la ceramique de cette epoque. Pour les vases de l’epoque mycenienne, ceux des deux premieres periodes ( mycenien I - II ) sont de beaucoup les plus nombreux : ils font la moitie du total des vases trouves dans le tumulus. Ils sont egalement superieurs au point de vue de la qualite, et quelques uns peuvent etre eomptes parmi les plus precieux exemples de la ceramique mycenienne. En revanche, les vases du mycenien III A-B sont de qualite secondaire, ou meme mediocre. La haute qualite des vases de 1’epoque HM et de Γepoque MA, dont quelques uns appartiennent a la production locale, prouve qu’il y eut, pendant ces periodes, une veritable floraison artistique dans la region de Samikon. Cette floraison correspond a celle de Pylos, demontree nettement par les fouilles grecques et americaines entreprises sur ce site depuis 1939. Il faut aussi souligner qu’on a retrouve dans le tumulus des vases de Γ epoque HM, d’autres qui appartiennent a la transition entre cette epoque et l’epoque mycenienne, et enfin d’autres qui sont des survivances des types HM pendant 1’ epoque mycenienne. Ce fait doit etre regarde comme une contribution importante a notre connaissance de deux phenomenes : la liaison intime de ces deux epoques ( HM et mycenienne ), et la transition organique de P une a P autre epoque. Cette liaison est confirmee encore par la decouverte du tumulus lui-meme avec son contenu singulier: car cette decouverte prouve que la coutume d’ensevelir les morts dans cette forme de tombe, familiere aux epoques helladique ancienne et helladique moyenne, n’a pas ete abandonnee ni oubliee pendant Pepoque mycenienne. Enfin, la division nette des vases du tumulus en trois groupes, representant les trois phases successives, HM, mycenien I-II, mycenien III, confirme une opinion souvent soutenue dans le passe. On a effectivement affirme que Samikon avait ete habite successivement d’abord par les Epeens (les soi-disant autochtones ) qui avaient nomme cette ville Samos, ensuite par les Pyliens qui donnerent a la ville le nom d’ Arenfe, et apr§s par les Minyens qui la nommerent Makistos. Finalement la ville, toujours selon la meme theorie, fut une possession des Eliens, et c’est alors qu’elle reprit son nom primitif, Samikon ou Sarnia. Le grand nombre, et la qualite exceptionnelle des vases du tumulus permettent de conclure que celui- ci appartenait a des families ou a des dynasties riches et renommees. Les sources anciennes nous renseignent sur le personnage local avec lequel le tumulus etait en relation dans Pantiquite: c’est Iardanos, congu tantot comme une riviere ou un daimon ( Pausanias V, 1, 9: cf. RE, 9, 1, col. 749, s. v. Iardanos), et tantdt comme un h£ros ( Strabon, H, 347, 20 ). Le tombeau etla prairie ( « λειμών » ) de Iardanos etaient situes, selon Strabon, entre la riviere Anigros et la montagne de Samikon, et tout pr6s se trouvaient aussi les rochers Achaiens («Άχαιαί πέτραι»). L’etude des sources anciennes aussi bien que des perieg^ses modernes a permis Pidentification de Άχαιαί πέτραι avec la colline rocheuse de Kleidi, sur laquelle d’ailleurs on a retrouve des ruines et des tessons prehistoriques nombreux. Les memes sources permettent de conclure que la prairie et le tombeau de Iardanos devraient etre localises dans la plaine fertile qui s’etend entre la montagne sur laquelle se trouvait la ville de Samikon et la riviere Anigros, au SO de Samikon. Cette localisation correspond a Pemplacement du tumulus. On peut done croire que c’est lui qui a έΐέ montr6 a Strabon comme le tombeau de Iardanos, figure fort incertaine et obscure deja a Pepoque du voyageur. Mais ce tumulus avait etd abandonne vers la fin de Pepoque mycenienne, comme le prouve l’absence complete d’objets posterieurs a cette epoque; par consequent, il n’a pas ete lie a quelque culte de mort heroise pendant les premiers siecles de P epoque historique. Ainsi, l’attribution a Iardanos du tumulus semble tardive. Elle fut inventee a une epoque ( hellenistique recente?), quand les cites grecques, toutes pleines de la conscience historique qui caracterise Pepoque, reexaminent leur prehistoire, qui etait plus ou moins obscure, et competent les lacunes de leurs genealogies. Ainsi, elles tirent de l’obscurite les figures mythiques importantes de leur region, et leur rendent une nouvelle splendeur, en les rattachant, souvent d’une maniere artificielle comme dans le cas de Iardanos, aux plus anciens monuments encore existants.fr
dc.language.isoel_GRen
dc.publisherΥπηρεσία Αρχαιοτήτων και Αναστηλώσεωςel
dc.rightsAttribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 Internationalen
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/en
dc.subjectArchaeology - Archeologyen
dc.subjectAncient tombsen
dc.subjectMycenaean civilizationen
dc.subjectElis - Ancient Samikoen
dc.subjectVesselsen
dc.subjectΑρχαιολογίαel
dc.subjectΑρχαίοι τάφοιel
dc.subjectΜυκηναϊκός πολιτισμόςel
dc.subjectΗλεία - Αρχαίο Σαμικόel
dc.subjectΑγγείαel
dc.titleΜυκηναϊκός τύμβος Σαμικούel
dc.typejournalArticleen
heal.recordProviderΠανεπιστήμιο Θεσσαλίας - Βιβλιοθήκη και Κέντρο Πληροφόρησηςel
heal.journalNameΑρχαιολογικόν Δελτίονel
heal.fullTextAvailabilitytrueen
dc.rights.accessRightsfreeen
dc.identifier.bibliographicCitationΑρχαιολογικόν Δελτίον, 1965, Τόμος 20, Μελέται/Μέρος Α’, 6-40.el


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Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International
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